Etre gros, est-ce une fin en soi?

le médecin Jean-Michel Lecerf a dit « qu’être gros n’était pas une maladie ». Il ajoute même, que « cela pourrait être un gage de longévité ». Un message étonant dans un monde qui fait la vie dure aux kilos en trop. D’aucuns penseront que cette situation peut être une fin en soi.

Le ventre et les hanches sont les parties du corps qui s’affichent lorsqu’on prend du poids. Alors comment calculer son IMC (Indice de Masse Corporelle)? L’indice de masse corporelle (IMC) se calcule en divisant le poids (exprimé en kilogrammes) par la taille (exprimée en mètres) au carré, soit IMC = poids/taille au carré.

Existe-t-il, pour chacun d’entre nous, un poids idéal ?

Non, cela n’a pas de sens. Le poids standard idéal n’existe pas. Je fais la guerre aux « obésologues » qui décrètent a priori que les kilos doivent être combattus. Sur le papier, l’IMC parfait est de 25 quand on est jeune et de 30 quand on est âgé, mais tout cela est statistique ! C’est sans doute utile pour diffuser des conseils nutritionnels à grande échelle, mais malheureusement, les médecins individualisent rarement les leurs.  Oui, on peut être gros et en bonne santé. La santé est beaucoup trop complexe pour la réduire à une simple question de kilos. Le poids ne donne pas suffisamment de renseignements, notamment sur le pourcentage de graisse et sa répartition, qui, selon les cas, peuvent effectivement menacer la santé cardiaque. La masse maigre (les muscles) est le facteur prépondérant à considérer. Or le muscle pèse plus lourd que la graisse, c’est pourquoi le poids n’est pas un bon marqueur.  Aussi incroyable que cela puisse paraître, quand le surpoids est concentré dans le bas du corps, notamment les fesses et les hanches, le risque cardiaque chute de 30 % par rapport à une personne mince ! Ce type de surpoids féminin, dit « gynoïde », améliore en outre l’insulinosensibilité, c’est-à-dire qu’il permet de lutter contre l’insulinorésistance, un déséquilibre métabolique qui conduit au diabète. De plus, il augmente le taux de bon cholestérol. Une personne avec un IMC qui la catalogue « grosse » ou « en surpoids » – pour employer un vocabulaire diététiquement correct – bénéficie en réalité d’une protection cardiaque appréciable.

Si les kilos ne nuisent pas forcément à la santé, ils ont un impact négatif sur l’image de soi. Que dire aux personnes en souffrance ? De ne pas se fourvoyer. Si elles pensent : « Je suis malheureux parce que je suis gros », c’est peut-être une erreur. Seront-elles vraiment heureuses quand elles auront perdu leurs kilos ? Rien n’est moins sûr ! Tout n’est pas résolu quand on maigrit ! Il faut faire la part des choses, s’interroger : est-ce vous qui vous trouvez trop gros, ou votre conjoint ? Avez-vous des problèmes relationnels au travail ou avec vos proches ? Tout cela compte. Quand on cherche à maigrir, il faut bien comprendre que le poids à atteindre est un compromis. Il faut se dire : « C’est le meilleur que je puisse avoir avec tous mes paramètres. » Et mieux vaut garder certains kilos que de raccourcir sa vie en les perdant. Le poids idéal n’appartient qu’à nous, c’est celui dans lequel notre corps et notre esprit se sentent bien, même s’il n’est pas toujours facile de raccorder l’un à l’autre… La clé de l’équilibre réside bien plus dans l’activité physique que dans le régime. Être physiquement actif est certainement l’indicateur de bonne santé le plus fort. L’alimentation seule est beaucoup moins importante.

Finalement, qui est l’ennemi ?

Ce n’est ni le gras, ni le poids, mais les causes qui mènent au surpoids. À savoir, la sédentarité – il n’y a pas pire ! – et le déséquilibre alimentaire. Ne nous trompons pas de cible. À force de crier haro sur les gros, on finit par en avoir non plus contre les kilos en trop, mais contre les gens qui les portent. Et l’amalgame est rapide : mauvaise alimentation égale mauvais comportement, égale mauvais mangeur, égale mauvaise personne. Refusons le terrorisme alimentaire, quel qu’il soit ! Etre gros n’est pas moche car on peut perdre le poids.

Source: Psychologie.Com

 

 

 

 

 

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Une réponse à “Etre gros, est-ce une fin en soi?

  1. Je ne sais pas s’il y a des règles exactes, chacun est différent, poids des os, corpulence etc… Mais il est clair que l’excès de poids est dérangeant.. pour la santé et pour soi-même. Le tout est de savoir jusqu’où on peut aller… mais je suis sûre que chacun sait très bien quand il est en excès de poids ou pas… Et je crois surtout qu’il faut être à l’écoute de et en accord avec son corps..

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